Violence

La violence n’est pas l’apanage des guerres, elle se manifeste aussi près de chez nous, sournoisement, sur les plus faibles.

Son étalage dans les médias ne doit pas pour autant la minimiser. Elle est présente partout. Avec la profusion des moyens de communication, l’information et le net, les scènes de violences se répandent sur les écrans et montrent l’image d’un monde en perdition, affligé par les guerres, l’agressivité au quotidien, gratuite et terrible, qui sévit aux quatre coins de la planète mettant en scène la chasse à l’homme, la mort, les actes de barbarie, la torture, et toutes ses déclinaisons morbides... Une violence qui peut se caractériser par des coups, mais aussi de manière plus fourbe, des insultes proférées avec hargne pour des raisons anodines, le maintien dans la terreur, le chantage et relève véritablement du harcèlement moral.

La violence revêt de multiples formes plus ou moins visibles faisant chaque année dans le monde près de 1,5 million de morts. Elle peut être clairement définie de la manière suivante : usage délibéré ou menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre une autre personne ou contre un groupe de personnes, une communauté, entraînant un traumatisme, un décès, un dommage moral ou une carence.

La violence peut être le fait d’un individu ou d’un groupe d’individus peu scrupuleux, inclure les actes physiquement violents, mais aussi les tentatives d’intimidations par la menace, le lavage de cerveau qui instaure la peur, la sape quotidienne par des moyens verbaux.

Autant dire l’étendue du problème et la difficulté de le juguler, de mettre en place des lois, des réglementations, des conseils, des campagnes publicitaires pour tenter de l’endiguer à une échelle internationale tout en l’adaptant aux us et coutumes de chaque État. Pourtant quelque soit son régime politique, elle ne peut et ne doit être tolérée ou admise.

La violence déstabilise des sociétés entières et ses chiffres sont alarmants dans tous les domaines où elle sévit, le nombre de femmes qui meurent sous les coups, d’enfants martyrisés et frappés, se compte par millions et pas seulement dans les pays défavorisés.

Un constat tout simplement ahurissant et inadmissible qui est le fait du caractère multiforme de la violence, parfois difficile à détecter et par conséquent à dénoncer. Les encouragements à parler sont parfois entravés par des facteurs culturels ou économiques, et les services sociaux de tous les pays ont fort à faire notamment pour protéger les enfants et les femmes. Parce qu’il faut du courage à ceux qui la subissent pour la dénoncer, puisqu’ils sont le plus souvent menacés de mort s’ils osent le faire. Pourtant la violence la plus choquante est accessible à tous, par le biais des films, des jeux vidéo, des chaînes d’information, mais la condamner lorsqu’elle est de proximité est parfois extrêmement difficile. Le danger réside dans sa banalisation, et toutes les voix doivent s’élever pour la condamner sans distinction d’appartenance à une culture quelconque.

Le credo selon lequel la violence entraîne la violence doit cesser et des mesures doivent être prises pour informer toutes les communautés sur leur droit à une vie digne et sans violence, sur leur devoir à la dénoncer pour l’endiguer, sur l’urgence qu’il y a souvent à prévenir avant qu’il ne soit trop tard. Car elle continue de tuer jour après jour.

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