Famine

La famine continue de progresser dans le monde, laissant mourir de faim des milliers de personnes démunies malgré le progrès économique.

Ce fléau est un scandale à l’heure actuelle et avec les moyens dont l’homme dispose dans une société de consommation qui produit à profusion. Asie et Afrique sont les continents les plus touchés et une personne sur huit souffre de malnutrition ou de faim sur la planète. Les famines sont entretenues par les conflits dans les zones particulièrement sensibles, des conflits qui rendent difficiles les approvisionnements en denrées alimentaires de base sur des sites qui sont déjà, de nature, mal desservis que ce soit par leur production locale ou par des importations. La Corne de l’Afrique connaît une crise humanitaire sans précédent depuis de nombreuses années, et une famine qui décime ses populations, due à la sécheresse et aux guerres tribales avoisinantes qui ont contribués à l’isoler, l’insécurité régnant aux alentours tant pour les agriculteurs locaux que pour les ONG venues porter secours, la livraison de denrées de première nécessité est un véritable casse-tête. Dans toutes les régions du monde souffrant de malnutrition et de famine, les intervenants doivent mettre en place des structures pour offrir une certaine autonomie aux populations en souffrance, mais aussi les accompagner dans cette démarche, en important leur savoir, leur technologie et leur assistance.

La malnutrition entraîne avec elle toutes sortes de maux et de maladies menant à la mort. Elle tue chaque année plus de trois millions d’enfants de moins de cinq ans, dans des conditions atroces et sordides inconcevables pour un monde civilisé comme le nôtre.

Il paraît en effet incroyable au siècle où nous vivons que de tels chiffres soient encore d’actualité, car le monde possède absolument tout pour nourrir l’espèce humaine, et si la répartition est injuste, les gouvernements impliqués et ceux qui leur viennent en aide, doivent concentrer leurs efforts sur cette bascule de pays pauvre à pays riche, sur ce partage, sur ce don qui doit passer à la fois par l’expédition de nourriture, mais aussi par le soutien, l’éducation, la santé, des facteurs qui fonctionnent en pyramide et font qu’un pays a des chances de s’en sortir, ou pas.

Plus de 550 millions de personnes ont faim en Asie, 220 en Afrique, 47 en Amérique et dans la zone Caraïbes et 16 millions dans les pays développés, un chiffre parfaitement aberrant et incompréhensible. Ce sont bien sur les zones rurales qui sont partout les plus touchées, dépendant essentiellement de l’agriculture et sans aucune autre ressource. Mais le nombre de pauvres qui meurent de faim dans les bidonvilles et les grandes cités ne cessent d’augmenter. Les pays développés se doivent d’agir, car ils sont la plupart du temps les initiateurs de catastrophes naturelles telle la famine, ayant largement contribué à développer l’exploitation agricole de masse, ou ayant favorisé l’expatriation, au détriment des petites unités et des traditions de chaque peuple. Écologie, commerce équitable, environnement sont les mots à l’ordre du jour pour rétablir sur la planète une situation qui s’est engluée et a permis un décalage énorme entre pays pauvre et pays riche, abondance et famine. Chaque pays devrait pouvoir cultiver ses propres priorités, et offrir la part belle à son marché national en respectant les écosystèmes de sa région, la tradition et les habitudes alimentaires de sa population.

Le monde dans lequel nous vivons est inéquitablement abondant et la solution réside dans l’autonomie de chacun sans que l’un n’aie le sentiment de se faire piller ou d’être abandonné de la communauté internationale, mais plutôt dans une notion de partage qui devrait s’apprendre très tôt à l’école pour permettre aux générations futures de juguler la descente aux enfers de la famine. Parce qu'actuellement, la situation de famine dans laquelle se trouvent certains pays est, tout simplement, une véritable honte pour l’humanité tout entière.

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