Chômage

Depuis les années 70, le fléau du chômage n’a cessé d’augmenter touchant des milliers de personnes notamment dans les pays industrialisés.

L’Union Européenne compte ainsi quelque 20 millions de chômeurs, mais tous les continents sont concernés même s’il ne touche pas de la même manière tous les pays pour un total mondial qui dépasse les 200 millions. Il concerne tous les secteurs d’activités, l’industrie bien sûr, les services, l’agriculture et les perspectives ne semblent guère optimistes. Bête noire des gouvernements, le chômage est la preuve pour eux de défaillances économiques extrêmement graves, pouvant mener à la banqueroute du pays.

Si le chômage connaissait avant des périodes de turn-over au niveau de ceux qui étaient concernés le drame aujourd’hui se situe dans la longueur du temps où il est observé, un temps qui s’étire de plus en plus et met parfois les travailleurs complètement sur la touche professionnelle.

Les emplois proposés sont de plus en plus précaires, les contrats raccourcissent à vue d’œil, le travail « au noir » se profile entretenant un malaise grandissant. Les reclassements et formations n’offrent pas toujours les débouchés espérés pour les salariés.

La délocalisation des sites de fabrications dans des pays qui usinent à bas prix, sans charges sociales colossales, la technologie de plus en plus précise... sont autant de facteurs déterminants dans la montée du chômage. Désormais l’accent est mis sur la promotion des petits métiers et de l’artisanat, pour revaloriser un peu des valeurs ancestrales, alors que tous les secteurs économiques sont particulièrement bouchés. Les grandes écoles déversent chaque année son lot d’étudiants extrêmement brillants qui doivent se partager une part du maigre gâteau de l’emploi. Les travailleurs les plus polyvalents ont parfois la chance de se reconvertir, de même que ceux qui n’hésitent pas à s’expatrier vers des contrées plus lointaines pour aller dispenser ailleurs leur savoir. Mais oser postuler pour partir n’est pas une démarche facile ni habituelle, car la plupart des citoyens restent attachés à leur pays. Pourtant elle constitue souvent un deuxième souffle dans une carrière mise entre parenthèses.

Un rapport récent du Bureau International du Travail, révèle des chiffres et des constations alarmantes. Ainsi la croissance économique passe par la productivité et non plus par l’emploi, les jeunes de 18 à 24 ans représentent 44 % des chômeurs mondiaux, les femmes sont également plus touchées que les hommes par le chômage, phénomène nouveau : le secteur des services jusqu’alors assez préservé connaît une augmentation notable de son taux de chômeurs. L’âge est également un facteur aggravant, le salarié est parfois trop jeune malgré ses diplômes et souvent trop vieux pour garder son emploi. Le chômage désociabilise, marginalise à tout âge.

Le BIT insiste sur la nécessité pour les états à créer des emplois décents et dignes pour tous, à adapter leurs propres aspects économiques, culturels et sociaux de manière à pourvoir et à promouvoir le travail pour tous. Une vaste tâche pour réduire ce fléau qui déstabilise la société tout entière détruit des hommes et des femmes, créant un impact psychologique grave, déstructurant complètement le quotidien, entraînant une forte précarité financière et sociale.

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